Numéros d’écrou

Le temps viendra, dans un avenir lointain, où prisons et asiles n’auront plus de raison d’être…

Anton Tchekhov (Salle n°6)

L’histoire vraie d’un atelier-théâtre en prison avec des femmes et des hommes détenus qui ont eux-mêmes choisi la pratique théâtrale. L’avancée, les progrès, les pages qu’ils tournent, des départs, des arrivées, la vie quotidienne carcérale. Les conflits, les peurs, l’injustice, l’incroyable liberté, la légèreté, l’humour irrésistible.

Depuis une vingtaine d’années Valérie Durin tente de conjuguer théâtre et prison. Au début, seuls les hommes du centre de détention participent à l’atelier. Au bout de la sixième année, les femmes les rejoignent. L’aventure prend une autre dimension, la mixité fait éclater les cadres mis en place. La présence des femmes bouleverse tout. Il ne s’agit plus seulement de briser les spirales d’échec, de réveiller les esprits, de dépasser les mésestimes ou le désespoir, mais de vivre et d’aimer. Ensemble ils osent éclater de rire, parler d’amour, de l’abandon, des regrets. Avec pudeur et sincérité.

De séance en séance, entre les murs de la prison, ces femmes et ces hommes réinventent la vie, la faisant jaillir à nouveau, plus forte, plus dangereuse peut-être…

Diffusion et médias

Note de l’autrice 

Ce projet s’est imposé comme une nécessité. En détention, je découvre l’inverse de ce que j’imaginais :  un milieu toujours en mouvement et en instabilité, là où j’attendais l’immobilité et l’attente, des personnes calmes, souriantes, patientes, ennuyeuses ou ennuyées, là où je prévoyais l’agressivité, des gens en soif de savoir, de comprendre, de connaître, avec l’urgence de  partager, de débattre là où je pensais ne trouver que résignation, obscurité et repli sur soi.

J’écris pour le théâtre depuis 30 ans souvent pour deux, trois ou quatre comédiens. Contraintes économiques obligent. Mais là, pour transmettre cette formidable énergie, cette urgence de vie, je me suis entourée de quinze acteurs, pour lesquels j’ai imaginé un rôle sur mesure, au plus près de la réalité que j’ai connue. 

Raconter le théâtre en prison, c’est emprunter la route du partage en proposant à des comédiens libres d’incarner des comédiens emprisonnés. En pratiquant le théâtre, ces femmes et ces hommes se sont exposés au regard de l’autre, de la ou du codétenu que parfois ils détestent, ils aiment, ils désirent ou qui les indiffèrent. Ils n’ont pas choisi non plus leurs partenaires et ils vont jouer et se dévoiler ensemble.

Numéros d’écrou c’est mon expérience de douze années de pratique théâtrale en prison. J’y ai rencontré des gens qui m’ont fait hurler de rire et qui m’ont bouleversée. Il n’est pas question d’excuser ou nier les crimes et délits, il est question de se poser des questions… Donner la parole à ces femmes et à ces hommes empêchés, retracer leurs progrès et leurs peurs. Dire la vie quotidienne carcérale pour balayer la méconnaissance. Revivre l’incroyable liberté de ton comme l’auto-censure, l’ironie, l’impuissance et le désarroi. Témoigner de l’exaltation des femmes privées d’hommes, de l’excitation des hommes privés de femmes, ivres de l’absurdité de leurs situations. 

Valérie Durin,  mai 2017

Note d’intention et de mise en scène

Chaque personnage est une construction. Les quinze comédiens amateurs de la compagnie « Les Prétendants »sont issus des ateliers de pratique théâtrale que je dirige depuis 20 ans. En s’engageant dans cette aventure, ils ont accepté d’affronter de nouveaux défis, travailler avec un auteur vivant sur un texte en mouvement, adopter leur personnage, s’adapter à une autre façon de partager le théâtre pour aller aussi au-devant d’autres publics.

Pour seul décor : 20 chaises et une petite table en plastique noir, indestructibles qu’on peut s’envoyer à la face sans se blesser. Comme tout le mobilier carcéral. 

Et les jours s’écoulent à installer et désinstaller ces chaises pour fabriquer du théâtre et construire un nouvel univers. 

Ce spectacle s’inscrit dans les projets « tout terrain » de la compagnie. Aller au-devant de nouveaux publics, parfois empêchés, éloignés, incarcérés. 

NUMÉROS D’ÉCROU
pièce en 4 actes
durée 1h40 

Avec le soutien pour la création Les Prétendants Compagnie

  • Ministère de la Culture et de la Communication /Direction régionale des affaires culturelles dans le cadre du Fonds d’encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs
  • Conseil départemental de l’Yonne / Direction des affaires culturelles
  • Le Skenet°Eau / Nouvel espace culturel de Monéteau
  • Texte et mise en scène Valérie Durin
  • Lumières et sons Pablo Roy
  • 14 comédiens : (7 femmes, 7 hommes)

Sandrine Boirel, Guillaume Marcel, Frédéric Doly, Laurent Ballarini, Vincent Dano, Clotilde Vuillemin, Mylène Laubry, Nanou Bourgeois, Mado Oudin, Caroline Raulet-Marcel, Alexandre Riccitelli, Jean-Pierre Fauvel, Olivier Sanseigne et Noémie Charpy.

CALENDRIER DES REPRESENTATIONS

15 REPRESENTATIONS 2017 à 2022– PRODUCTION LES PRETENDANTS CIE dans l’Yonne :  

  • Le Skenet°Eau, espace culturel de Monéteau 23 juin à 20h30 et 25 juin 2017 à 16h
  • Scènes d’automne, Théâtre d’Auxerre grande salle / 24 septembre 2017 à 18h30
  • Moulin de Hausse Côte, Puisaye (89) / 30 septembre 2017 à 21h
  • Rive droite, Auxerre / 26 novembre 2017 à 16h
  • ADAPT de Monéteau/ 28 mars 2018 à 15h
  • MJC Auxerre / 7 octobre 2018 à 17h
  • Salle municipale de Saint-Maurice le Vieil / 12 octobre 2018 à 20h30
  • Avigny, Mailly la ville / 15 décembre 2018 à 20h30
  • Rive droite, Auxerre /11 octobre 2019 à 19h
  • Salle municipale de Saint-Georges / 21 novembre 2019 à 19h
  • Chez Mylène Laubry à Montigny sur Resles / 17 octobre 2021
  • Rive Droite Auxerre / Samedi 5 mars 2022 à 20h30 
  • Salle des fêtes d’Appoigny / Samedi 23 avril 2022 à 20h30
  • Salle des fêtes de Chevannes (89) / dimanche 13 novembre 2022 à 15h

19 REPRESENTATIONS 2018 à 2025 – PRODUCTION ARRANGEMENT THEATRE en France : 

Auditorium du Conservatoire d’Auxerre / 27 mars 2018 à 19h
• Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Paris (75) / 14 avril 2018 à 16h et à 20h30
• Ancien tribunal de Semur en Auxois (21) / 17 septembre 2018 à 21h
• Centre de détention de Joux la ville (89) / 26 octobre 2018 à 14h30
• Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Paris (75)/ 4 novembre 2018 à 16h
• La Tannerie Avallon (89) – Journées nationales des prisons  / 25 novembre 2018 à 15h
• Fains les Moutiers (21)– Journée Visiteurs des prisons / 30 mars 2019 à 20h30
• Salle Claude Debussy à Joigny (89) / 4 avril 2019 à 20h30
• Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Paris (75) / 13 avril à 16h et 22 juin 2019 à 20h30
• Théâtre 70 de Châlon sur Saône (71) / 3 novembre 2019 à 16H
• Salle polyvalente de Toucy (89)/ 9 novembre 2019 à 20h45
• Théâtre municipal de Vesoul (70) / 23 novembre 2019 à 20h30
• Centre de détention de Joux la ville (89) / 2 mars 2020 à 14h
Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Paris (75) / Dimanche 24 avril 2022 à 16h30
Théâtre de l’Epée de Bois – Cartoucherie de Paris (75) / Samedi 22 janvier 2022 à 14h30
• Espace Bernadette Soubirous à Nevers (58) / Samedi 18 juin 2022 à 20h30
• Salle des Eduens de Nevers (58) / Dimanche 23 avril 2023 à 15h
• Salle des fêtes de Pont-Sainte-Marie (10) / Vendredi 02 juin 2023 à 20h
• Espace Bernadette Soubirous à Nevers (58) / Dimanche 14 septembre 2025
• Cabaret L’Escale à Migennes (89) / Samedi 11 octobre 2025

Salle des Maréchaux à Avallon / Dimanche 22 novembre 2026

 

Numéros d’écrou

la parole est aux spectateurs

-Entrer dans une prison… pas trop envie non ? 
Mais puisque c’est du théâtre, on veut bien y aller voir, on risque rien…

-« Numéros d’écrou », raconte un atelier théâtre en prison. Des femmes et des hommes incarcérés, une metteuse en scène qui anime l’atelier théâtre, des gardiens… et le carcan permanent, immense, omniprésent de l’administration pénitentiaire.
Pas beaucoup de latitude dans ce cadre aux procédures de sécurité interminables, aux contraintes tellement lourdes qu’elles prennent le pas sur tout individu qui pénètre en ce lieu… Ici, personne ne décide ce qu’il peut faire, ce qu’il doit faire, ce qu’il veut faire. Ni le personnel, ni les intervenants extérieurs… et surtout pas les détenus. Tout est décidé par la machine administrative. Tout fait redescendre l’adulte au stade de l’enfant quand il subit, subit, subit… 
Dès lors l’atelier théâtre, bien que méchamment comprimé par la machine, devient une soupape d’expression du mal être, d’échange, de confrontation, mais aussi de rêve, d’espoir, de complicité, presque de liberté…
Le miracle de « Numéros d’écrou », c’est d’extraire d’une expérience vécue en maison de détention des morceaux de réalité pure, et de nous mettre en empathie avec ces adultes-objets redevenus enfants, car il est plus facile de comprendre l’enfant en l’autre.
Ecrite avec attention à la vérité des êtres et des moments, mise en scène avec justesse sans artifice démonstratif, interprétée par des comédiens étonnants qui ont accepté de mettre leur candeur à nu, la pièce nous touche et nous questionne sur l’essentiel : à quoi ça sert d’enfermer les gens en prison ? À les punir ? À les mettre hors d’état de nuire ? À les dissuader de recommencer ou à dissuader d’autres de faire ce qu’ils ont fait ? À les corriger ? Et surtout : est-ce vraiment efficace et y a–t-il d’autres solutions ? Pas de réponse claire bien sûr à ces questions, juste la sensation qu’il y a de bonnes chances que la réponse soit individuelle… mais de cela, de l’individu, la machine administrative ne veut pas entendre parler. 
On en sort bien ému de cette virée en prison, on regrette pas d’y être allé, on se dit juste que si un jour ça nous tombe dessus ou à un de nos proches, on fera pas le malin… »

-« Non on ne regrette pas d’y être allé. Une pièce forte en émotions et des bruits qu’on n’oublie pas comme les grilles qui se referment. Bravo à tous les acteurs. » 

-« C’est la première fois qu’il m’était « confortable » de me retrouver en prison si je puis dire. L’effet du théâtre garantissait de ne pas être pris dans l’enfer de la taule à la fin et de ressortir libre ce qui est rassurant et pourtant j’y ai retrouvé toutes les pesanteurs, les bruits, les cris, les absurdités kafkaïennes qui ont en partie fait qu’il y a quelques années j’ai renoncé à faire des expertises au pénal qui me demandait d’aller sur Fleury, Fresnes ou la Santé. 

-L’économie du décor, la force et la justesse des dialogues ont su faire surgir pour nous les murs, les barreaux, l’exiguïté des lieux et l’espoir/désespoir qui se chahutent l’un l’autre en permanence dans cet univers autarcique et tautologique. 

-Merci donc pour cet éclairage sur ces lieux clos et impénétrables sauf à y travailler ou y séjourner pour des raisons toujours terribles. »

-« C’était un vrai bonheur pour nous de pouvoir découvrir cette nouvelle création qui est très très puissante et pleine d’expérience humaine au sein de l’univers carcéral. On y apprend tant et tous les acteurs sont fabuleusement incarnés et investis. J’ai beaucoup aimé l’écriture, sa forme, le découpage des jours, des mois, du temps que l’on sent passer et qui est presque le sujet. »

-« Nous voulons encore une fois assister à cette création formidable ; le texte nous apprend tant sur ce milieu, le mouvement la direction des acteurs et l’architecture de votre spectacle est un vrai bonheur. »

-« Bravo ! C’était un spectacle beau et fort, du vrai et du vécu à chaque instant, et un bel investissement des comédiens. Une pièce qui touche et bouleverse. »

-« Bouleversant de justesse et de vérité humaine. »

« C’était criant de vérité… bravo à vous tous. De l’émotion encore… Merci. 

-« Déjà envie de revoir la pièce, car riche et dense… Différente après qu’avant, je pars avec les réflexions que vous proposez. La pièce va me faire du profit les jours qui viennent. Merci. »

-« Très beau texte, vrai, drôle et poignant ! Bravo les comédiens ! »

-« Très émouvant et très drôle. »

-« Superbe pièce. Très émue, bravo à tous. L’essence même du théâtre. »

-« Excellent spectacle. »    

-« J’ai revu hier soir Numéros d’écrou. Tou.t.e.s sont vraiment très bien. Un réel plaisir par votre jeu, et puis la trame théâtrale imaginée par Valérie Durin, c’est du nanan. Je viens de lire la biographie d’Anton Tchekhov, je n’en fus donc que plus ému. Revenant chez moi au volant de ma fidèle voiture, je me demandais si d’autres régions que la nôtre bénéficiaient d’autant de talents. »

Retours sur la représentation de Numéros d’écrou par les résidents de LADAPT de Monéteauassociation pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, 28 mars 2018

– Très bien joué, c’est puissant. Et cette pièce fait réfléchir. Ça me renvoie à une réflexion sur la perception qu’on peut avoir des détenus et de comment on peut les assimiler aux actes plutôt qu’aux personnes et aussi à réfléchir sur les lois non respectées. La qualité de jeu est pour ce thème suffisante car elle sert la simplicité. Les acteurs ont compris qu’il ne fallait pas en faire de trop. Bravo

– C’était très bien et aussi un bon sujet. J’étais au fond et dommage car on ne voyait pas bien. Ça m’a chamboulé toute cette alternance d’émotions.

– J’ai bien aimé parce que ça reflète les vécus et les « bobos » du milieu carcéral. Le sujet m’a vraiment plu. Parfois il manquait de la fluidité dans les dialogues ou les passages d’une scène à l’autre.

– J’ai bien aimé mais j’étais super mal installé et les chaises sont pas confortables. Du coup je suis parti mais j’ai tenu longtemps car la pièce était bien et bien joué. En plus je vais jamais au théâtre et si j’avais pas aimé je serais reparti tout de suite. 

– J’étais vraiment projeté dans un milieu que je connais pas. Depuis hier, j’ai pensé à toutes ces choses pas évidentes. Maintenant je porte un autre regard. Ça m’a fait cogiter ces thèmes !!! la sexualité par exemple. Je voyais que les problèmes de la violence et la bagarre alors qu’il y a beaucoup plus grave sur l’idée de la personne. On n’est plus personne. Franchement avec le minimum (14 chaises), ils ont réussi à nous déplacer à l’intérieur d’une prison. L’objectif est là ! Les comédiens sont au top !

– Les comédiens sont supers. L’actrice qui chante passe d’un registre à un autre : c’est magnifique comme elle joue bien. Elle nous embarque dans nos émotions. 

– Je suis content d’être venu voir cette pièce. L’acteur qui joue Kader joue drôlement bien : est-ce que c’est son handicap ou son jeu d’acteur ? S’il est handicapé, c’est encore plus fort. Kader apporte un plus à la pièce et il est d’un charisme incroyable.

– Dur, touchant, étonnant. J’ai été qu’une fois au théâtre pour voir du Becket. Au début j’ai eu du mal à comprendre la mise en scène. J’ai cru qu’ils nous demandaient de participer. En plus c’est bien parce qu’il y avait pas de sur jeu. Celle qui joue Manue elle est super douée.

– J’ai aimé et je suis resté jusqu’à la fin alors que pourtant j’voulais pas y aller parce que j’ai été incarcéré et du coup ça me renvoie à pleins de choses vécues. En sortant, je me suis demandé mais comment ils ont fait ? Tout est vrai et tout est juste !!! Et très juste au niveau de l’interprétation alors que je suppose que c’est pas des gens qui sont allés en prison. C’est vrai, les prisonniers ont un comportement équivalent à ce que j’ai pu voir même parfois plus hard encore. Celui qui change de prénoms (Abdel, Terminator, Brad…) il en fait un peu trop même si c’est son rôle mais les autres ont été supers !

– J’ai trouvé que cette pièce était très violente. Le thème m’a touché en plein cœur et j’en ai pleuré le soir. C’est parce que j’ai du mal avec la violence et là c’était si bien joué que je l’ai pris en pleine poire. Le jeu des acteurs est vraiment bien. Celui qui joue Léo, il a un truc et surtout une belle voix. 

– J’adore le théâtre alors j’ai bien aimé voir cette pièce.

– Certaines scènes sont drôles alors que pourtant c’est plutôt dur de voir comment ça se passe dans ce milieu que je ne connais pas. Il y a des scènes qui m’ont choquées : celle où ils se battent et tous sur cette femme. On a l’impression que c’est du réel ! Les acteurs sont impeccables dans leur rôle car chacun est sa place.

– On s’identifie parce que finalement on vit un peu les mêmes émotions : l’exclusion. Ou l’impression d’être enfermé dans son handicap. Félicitations à tous les acteurs.

– J’ai été choqué par la bagarre. Il faut quand même garder cette scène. En plus j’étais tout près presque dans la scène. En fait, j’ai ressenti cette pièce de l’intérieur. C’était intéressant et je suis content d’être venu.  Et puis même si le sujet est grave, on rigole aussi à certains moments. Léo, il tient bien son personnage. Il est à fond.

– J’ai aussi aimé la mamie qui chante. Elle est formidable. Belle après midi pour moi qui vais peu au théâtre.

– Tout l’ensemble était très bien. Mais c’était pas drôle et le surveillant est trop sévère : on croirait un vrai ! Génial même si pour moi le théâtre d’habitude c’est pour rire et se détendre.

– C’est ma première fois au théâtre. J’ai bien aimé. C’est bien joué surtout par rapport aux personnages et à l’idée que je me faisais des détenus. En plus, une bonne mise en scène. Félicitations pour le travail parce que y a beaucoup de texte à retenir.

– J’ai travaillé comme intervenante à Joux la ville quelques mois et j’ai retrouvé exactement l’ambiance. J’ai eu l’impression d’y être. C’est super bien interprété. Chacun investit son personnage. Ça sonne juste.  La mise en scène est simple et tant mieux car elle va bien avec le contenu. Ces 2 heures m’ont renvoyé dans le réel. Je le vois comme du théâtre/réalité. Très bien joué : les comédiens assurent.

– Bien dans l’ensemble mais l’audition est mauvaise au fond de la salle. Il manque parfois quelque chose dans l’enchainement des séquences (sur certains seulement). Je suis étonnée par le jeu des acteurs : on sent une beaucoup de sincérité et les émotions sont bien transmises.

– Tous les acteurs se sont bien exprimés par rapport au sujet. C’est la vraie vie carcérale ! Y a des choses que j’ai vécu alors ça m’a vraiment touché. Ça m’a fait penser à mon passé et en plus j’étais devant. C’est vraiment un métier d’être acteur pour que les autres comprennent ce qu’on vit dans la prison et là c’est réussi.  Aïcha m’a fait rire dans ses réactions tendues. Le lover j’aime comme il gère et c’est surtout le petit Léo qui m’a impressionné : il joue parfaitement son rôle… il joue très très bien. Finalement cette pièce m’a fait plaisir : il faut être conscient de cette vie et ne jugeons pas. Les personnes plutôt que les actes !!!!

– J’ai trouvé cela génial. Ce sont des vrais acteurs pro. En plus il n’y a pas de temps mort et ils sont en lien avec les uns avec les autres. J’ai d’autant adoré que le lieu était pas évident : c’est pas un théâtre, la cantine. Là on avait le regard en direct.

– Il a manqué un échange après. Le sujet est traité de telle façon que plusieurs regards sont possibles. Le sujet est lourd mais avec des pointes d’humour ça passe tout seul. On rit, on est ému, en colère. Ça appelle à plein de sentiments. Le plus touchant, c’est l’acteur bègue : il est courageux et ça lui va bien de faire du théâtre.

– Chamboulée, cette pièce sonne juste. Elle est percutante et en plus elle donne à réfléchir sur les valeurs de notre société. En petit comité comme ici, y a pas de filtres : t’es tout près, si proche de leur réalité et en plus il n’y pas de décor alors c’est comme si tu étais un réel témoin. Et du coup tu te mets à réfléchir. ..

Critiques WEB (Billetreduc) Félix093


-Découverte très intéressante d’un travail investi par une troupe de bénévole qui met en avant l’aspect humain des détenus….qui finalement recherchent leurs personnages dans un espace de jeu complexe,ce qui ainsi les replace chacun face à leur délit qui les a fait voir rouge avant qu’ils ne plongent dans le précipice
écrit le 24/06/19 , a vu cet évènement avec BilletReduc.com 

-la vie en prison 8/10
un bon moment , avec des réponses a certaines questions sur ce que vivent les prisonniers , et cela interroge grave 
 écrit le 04/04/19 

-Beaucoup d’émotions et très pédagogique

10/10


Un spectacle haut en émotions et très pédagogique qui permet de vivre de l’intérieur le tourment de ces personnes incarcérées. Un moment que nous avons partagé en famille, très apprécié aussi par des adolescents. 
— écrit le 31/03/19 

-Une magnifique pièce !

9/10


Déjà vue à la Cartoucherie, cette pièce m’a beaucoup touchée. On rit, on pleure. La troupe nous emmène en milieu pénitentiaire pendant 1h30. On en sort en ayant une idée différente des prisons ! 
# écrit le 24/03/19