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Représentations passées

Parution de Corneille Molière l’arrangement à Pézenas

Dans le cadre du festival Molière à Pézenas, rencontre auteur avec Valérie Durin pour « Corneille Molière l’arrangement » par les Editions Domens, jeudi 7 juin 2018 19h30 à la Butte du Château. Un extrait sera lu par Pierre Pagès et Gérard Mascot.

 

Corneille Molière l’arrangement, la presse en parle

🙂 Libre Théâtre vous recommande ce spectacle
Molière est non seulement l’un des dramaturges les plus joués dans le monde, mais aussi une figure romanesque, dont la vie mouvementée, parfois scandaleuse et souvent mystérieuse, a inspiré nombre d’auteurs, de George Sand à Mikhaïl Boulgakov, en passant par Anouilh et Cocteau. Sans oublier Ariane Mnouchkine, l’un des génies tutélaires de la Cartoucherie de Vincennes, qui en a fait un film devenu un classique. La vie réelle ou fantasmée de Molière est en elle-même une tragicomédie.
Et si Molière n’avait pas écrit toutes ses pièces, mais s’était « arrangé » avec d’autres auteurs, au premier rang desquels Corneille, pour fournir à sa troupe les nombreux textes dont elle avait besoin pour ses spectacles, se succédant à un rythme effréné ? C’est à partir de cette hypothèse, soutenue par quelques universitaires et pourfendue par d’autres, que Valérie Durin imagine la confrontation de Corneille et Molière pendant plus de quinze ans : la relation tumultueuse entre ces deux géants de la tragédie et de la comédie, faite d’admiration réciproque et de jalousie, de rivalité et d’amitié, de fidélité et de trahisons. Le texte est à la fois émouvant et drôle. L’intrigue intègre avec finesse de nombreuses tirades célèbres de ces deux génies du théâtre. Quant aux brillants dialogues de Valérie Durin, ils nous offrent une réflexion sur le processus de création et l’écriture pour le théâtre, et nous interrogent sur la notion même d’auteur : un concept finalement très moderne, qui ne prendra vraiment tout son sens au théâtre qu’à la fin du XVIIIIème siècle, avec la création par Beaumarchais de la première société d’auteurs dramatiques. Cette comédie historique est servie par deux comédiens de talent, qui réussissent à nous rendre très proches ces deux figures mythiques du théâtre français.
Texte et mise en scène : Valérie Durin
Avec Etienne Brac et Jean-Benoît Terral
Lumières : Pablo Roy
Production Arrangement Théâtre
Avec le soutien du Conseil Départemental de l’Yonne

https://www.froggydelight.com/article-20359-L_Arrangement.html
6 avril 2018 / Ruth Martinez
Froggy’s delight du 8 avril 2018 :
Deux hommes vêtus quasiment à l’identique de noir, avec, en
rouge couleur rideau de théâtre, pour l’un, la robe d’intérieur pour
l’homme de cabinet et, pour l’autre, la veste d’homme pressé
toujours attendu au Palais Royal, sont liés, outre une amitié
demeurée occulte, par un arrangement secret.
Tel un amant adultère, Molière rejoint régulièrement et
clandestinement Corneille dans son antre normande pour
l’entretenir de ses soucis personnels d’homme et de directeur de
troupe et solliciter, contre écus sonnants et trébuchants, une
nouvelle partition pour divertir le roi.
Sur les thèmes du négriat littéraire et de l’amitié vache, et sur fond de la fameuse « Affaire
Corneille-Molière » qui défraie régulièrement la chronique depuis un siècle, au terme de
laquelle Corneille serait l’auteur des principaux chefs-d’oeuvre attribués à Molière, Valérie
Durin a élaboré avec « L’Arrangement » une passionnante et jubilatoire comédie pour le
plaisir du jeu et du théâtre.
S’émancipant du théâtre de conversation comme du biopic et de la pièce à thèse, elle a
oeuvré de manière percutante en partant du postulat de leur collaboration et érigeant les
deux protagonistes en personnages de théâtre dont ils présentent naturellement tous les
attributs tant par l’antagonisme de leur tempérament que par l’infatuation de leur ego et
leur propension au cabotinage.
Entre Corneille, le « vieux bouc », fils de notable qui a fait ses classes chez les Jésuites, le
Shakespeare français en panne d’inspiration, le grand écrivain tragique passé de mode
supplanté par Racine, et ermite austère, et Molière, son cadet, fils de tapissier, bouffon du
roi, directeur ambitieux d’une troupe de « farceurs », génial comédien et épicurien, les
échanges sont musclés.
Notamment sur la primauté des rôles entre auteur et acteur et la belle figure de Madeleine
Béjart. Car à la finesse caustique et manipulatrice et caustique du premier répond le sens
de la répartie de l’homme de scène et de cour.
Valérie Durin signe une mise en scène alerte et vive pour cet opus qui constitue
également une pièce pour acteur dispenée par deux comédiens aguerris et épatants qui
incarnent parfaitement l’époustouflant duo à la fois rival et complice.
Jean-Benoît Terral campe magistralement un Molière impétueux et vibrionnant coincé
entre un avare cupide et une « folle chantante » (Lully) et de troubles amours en famille et
Etienne Brac excelle en Corneille aux mines de Raminagrobis capable de s’emporter en
telluriques colères.
Un parfait et réjouissant moment de théâtre.
MM www.froggydelight.com

Numéros d’écrou : la parole est aux spectateurs

  • « Entrer dans une prison… pas trop envie non ?
    Mais puisque c’est du théâtre, on veut bien y aller voir, on risque rien…
    « Numéros d’écrou », raconte un atelier théâtre en prison. Des femmes et des hommes incarcérés, une metteuse en scène qui anime l’atelier théâtre, des gardiens… et le carcan permanent, immense, omniprésent de l’administration pénitentiaire.
    Pas beaucoup de latitude dans ce cadre aux procédures de sécurité interminables, aux contraintes tellement lourdes qu’elles prennent le pas sur tout individu qui pénètre en ce lieu… Ici, personne ne décide ce qu’il peut faire, ce qu’il doit faire, ce qu’il veut faire. Ni le personnel, ni les intervenants extérieurs… et surtout pas les détenus. Tout est décidé par la machine administrative. Tout fait redescendre l’adulte au stade de l’enfant quand il subit, subit, subit…
    Dès lors l’atelier théâtre, bien que méchamment comprimé par la machine, devient une soupape d’expression du mal être, d’échange, de confrontation, mais aussi de rêve, d’espoir, de complicité, presque de liberté…
    Le miracle de « Numéros d’écrou », c’est d’extraire d’une expérience vécue en maison de détention des morceaux de réalité pure, et de nous mettre en empathie avec ces adultes-objets redevenus enfants, car il est plus facile de comprendre l’enfant en l’autre.
    Ecrite avec attention à la vérité des êtres et des moments, mise en scène avec justesse sans artifice démonstratif, interprétée par des comédiens étonnants qui ont accepté de mettre leur candeur à nu, la pièce nous touche et nous questionne sur l’essentiel : à quoi ça sert d’enfermer les gens en prison ? À les punir ? À les mettre hors d’état de nuire ? À les dissuader de recommencer ou à dissuader d’autres de faire ce qu’ils ont fait ? À les corriger ? Et surtout : est-ce vraiment efficace et y a–t-il d’autres solutions ? Pas de réponse claire bien sûr à ces questions, juste la sensation qu’il y a de bonnes chances que la réponse soit individuelle… mais de cela, de l’individu, la machine administrative ne veut pas entendre parler.
    On en sort bien ému de cette virée en prison, on regrette pas d’y être allé, on se dit juste que si un jour ça nous tombe dessus ou à un de nos proches, on fera pas le malin… »
  • « Non on ne regrette pas d’y être allé. Une pièce forte en émotions et des bruits qu’on n’oublie pas comme les grilles qui se referment. Bravo à tous les acteurs. »
  • « C’est la première fois qu’il m’était « confortable » de me retrouver en prison si je puis dire. L’effet du théâtre garantissait de ne pas être pris dans l’enfer de la taule à la fin et de ressortir libre ce qui est rassurant et pourtant j’y ai retrouvé toutes les pesanteurs, les bruits, les cris, les absurdités kafkaïennes qui ont en partie fait qu’il y a quelques années j’ai renoncé à faire des expertises au pénal qui me demandait d’aller sur Fleury, Fresnes ou la Santé. L’économie du décor, la force et la justesse des dialogues ont su faire surgir pour nous les murs, les barreaux, l’exiguïté des lieux et l’espoir/désespoir qui se chahutent l’un l’autre en permanence dans cet univers autarcique et tautologique. Merci donc pour cet éclairage sur ces lieux clos et impénétrables sauf à y travailler ou y séjourner pour des raisons toujours terribles. »
  • « C’était un vrai bonheur pour nous de pouvoir découvrir cette nouvelle création qui est très très puissante et pleine d’expérience humaine au sein de l’univers carcéral. On y apprend tant et tous les acteurs sont fabuleusement incarnés et investis. J’ai beaucoup aimé l’écriture, sa forme, le découpage des jours, des mois, du temps que l’on sent passer et qui est presque le sujet. »
  • « Nous voulons encore une fois assister à cette création formidable ; le texte nous apprend tant sur ce milieu, le mouvement la direction des acteurs et l’architecture de votre spectacle est un vrai bonheur. »
  • « Bravo ! C’était un spectacle beau et fort, du vrai et du vécu à chaque instant, et un bel investissement des comédiens. Une pièce qui touche et bouleverse. »
  • « Bouleversant de justesse et de vérité humaine. »
  • « C’était criant de vérité… bravo à vous tous. De l’émotion encore… Merci.
  • « Déjà envie de revoir la pièce, car riche et dense… Différente après qu’avant, je pars avec les réflexions que vous proposez. La pièce va me faire du profit les jours qui viennent. Merci. »
  • « Très beau texte, vrai, drôle et poignant ! Bravo les comédiens ! »
  • « Très émouvant et très drôle. »
  • « Superbe pièce. Très émue, bravo à tous. L’essence même du théâtre. »
  • « Excellent spectacle. »
  • « J’ai revu hier soir Numéros d’écrou. Tou.t.e.s sont vraiment très bien. Un réel plaisir par votre jeu, et puis la trame théâtrale imaginée par Valérie Durin, c’est du nanan. Je viens de lire la biographie d’Anton Tchekhov, je n’en fus donc que plus ému. Revenant chez moi au volant de ma fidèle voiture, je me demandais si d’autres régions que la nôtre bénéficiaient d’autant de talents. »
  • Retours sur la représentation de Numéros d’écrou par les résidents de LADAPT de Monéteau, association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées :

– Très bien joué, c’est puissant. Et cette pièce fait réfléchir. Ça me renvoie à une réflexion sur la perception qu’on peut avoir des détenus et de comment on peut les assimiler aux actes plutôt qu’aux personnes et aussi à réfléchir sur les lois non respectées. La qualité de jeu est pour ce thème suffisante car elle sert la simplicité. Les acteurs ont compris qu’il ne fallait pas en faire de trop. Bravo
– C’était très bien et aussi un bon sujet. J’étais au fond et dommage car on ne voyait pas bien. Ça m’a chamboulé toute cette alternance d’émotions.
– J’ai bien aimé parce que ça reflète les vécus et les « bobos » du milieu carcéral. Le sujet m’a vraiment plu. Parfois il manquait de la fluidité dans les dialogues ou les passages d’une scène à l’autre.
– J’ai bien aimé mais j’étais super mal installé et les chaises sont pas confortables. Du coup je suis parti mais j’ai tenu longtemps car la pièce était bien et bien joué. En plus je vais jamais au théâtre et si j’avais pas aimé je serais reparti tout de suite.
– J’étais vraiment projeté dans un milieu que je connais pas. Depuis hier, j’ai pensé à toutes ces choses pas évidentes. Maintenant je porte un autre regard. Ça m’a fait cogiter ces thèmes !!! la sexualité par exemple. Je voyais que les problèmes de la violence et la bagarre alors qu’il y a beaucoup plus grave sur l’idée de la personne. On n’est plus personne. Franchement avec le minimum (14 chaises), ils ont réussi à nous déplacer à l’intérieur d’une prison. L’objectif est là ! Les comédiens sont au top !
– Les comédiens sont supers. L’actrice qui chante passe d’un registre à un autre : c’est magnifique comme elle joue bien. Elle nous embarque dans nos émotions.
– Je suis content d’être venu voir cette pièce. L’acteur qui joue Kader joue drôlement bien : est-ce que c’est son handicap ou son jeu d’acteur ? S’il est handicapé, c’est encore plus fort. Kader apporte un plus à la pièce et il est d’un charisme incroyable.
– Dur, touchant, étonnant. J’ai été qu’une fois au théâtre pour voir du Becket. Au début j’ai eu du mal à comprendre la mise en scène. J’ai cru qu’ils nous demandaient de participer. En plus c’est bien parce qu’il y avait pas de sur jeu. Celle qui joue Manue elle est super douée.
– J’ai aimé et je suis resté jusqu’à la fin alors que pourtant j’voulais pas y aller parce que j’ai été incarcéré et du coup ça me renvoie à pleins de choses vécues. En sortant, je me suis demandé mais comment ils ont fait ? Tout est vrai et tout est juste !!! Et très juste au niveau de l’interprétation alors que je suppose que c’est pas des gens qui sont allés en prison. C’est vrai, les prisonniers ont un comportement équivalent à ce que j’ai pu voir même parfois plus hard encore. Celui qui change de prénoms (Abdel, Terminator, Brad…) il en fait un peu trop même si c’est son rôle mais les autres ont été supers !
– J’ai trouvé que cette pièce était très violente. Le thème m’a touché en plein cœur et j’en ai pleuré le soir. C’est parce que j’ai du mal avec la violence et là c’était si bien joué que je l’ai pris en pleine poire. Le jeu des acteurs est vraiment bien. Celui qui joue Léo, il a un truc et surtout une belle voix.
– J’adore le théâtre alors j’ai bien aimé voir cette pièce.
– Certaines scènes sont drôles alors que pourtant c’est plutôt dur de voir comment ça se passe dans ce milieu que je ne connais pas. Il y a des scènes qui m’ont choquées : celle où ils se battent et tous sur cette femme. On a l’impression que c’est du réel ! Les acteurs sont impeccables dans leur rôle car chacun est sa place.
– On s’identifie parce que finalement on vit un peu les mêmes émotions : l’exclusion. Ou l’impression d’être enfermé dans son handicap. Félicitations à tous les acteurs.
– J’ai été choqué par la bagarre. Il faut quand même garder cette scène. En plus j’étais tout près presque dans la scène. En fait, j’ai ressenti cette pièce de l’intérieur. C’était intéressant et je suis content d’être venu. Et puis même si le sujet est grave, on rigole aussi à certains moments. Léo, il tient bien son personnage. Il est à fond.
– J’ai aussi aimé la mamie qui chante. Elle est formidable. Belle après midi pour moi qui vais peu au théâtre.
– Tout l’ensemble était très bien. Mais c’était pas drôle et le surveillant est trop sévère : on croirait un vrai ! Génial même si pour moi le théâtre d’habitude c’est pour rire et se détendre.
– C’est ma première fois au théâtre. J’ai bien aimé. C’est bien joué surtout par rapport aux personnages et à l’idée que je me faisais des détenus. En plus, une bonne mise en scène. Félicitations pour le travail parce que y a beaucoup de texte à retenir.
– J’ai travaillé comme intervenante à Joux la ville quelques mois et j’ai retrouvé exactement l’ambiance. J’ai eu l’impression d’y être. C’est super bien interprété. Chacun investit son personnage. Ça sonne juste. La mise en scène est simple et tant mieux car elle va bien avec le contenu. Ces 2 heures m’ont renvoyé dans le réel. Je le vois comme du théâtre/réalité. Très bien joué : les comédiens assurent.
– Bien dans l’ensemble mais l’audition est mauvaise au fond de la salle. Il manque parfois quelque chose dans l’enchainement des séquences (sur certains seulement). Je suis étonnée par le jeu des acteurs : on sent une beaucoup de sincérité et les émotions sont bien transmises.
– Tous les acteurs se sont bien exprimés par rapport au sujet. C’est la vraie vie carcérale ! Y a des choses que j’ai vécu alors ça m’a vraiment touché. Ça m’a fait penser à mon passé et en plus j’étais devant. C’est vraiment un métier d’être acteur pour que les autres comprennent ce qu’on vit dans la prison et là c’est réussi. Aïcha m’a fait rire dans ses réactions tendues. Le lover j’aime comme il gère et c’est surtout le petit Léo qui m’a impressionné : il joue parfaitement son rôle… il joue très très bien. Finalement cette pièce m’a fait plaisir : il faut être conscient de cette vie et ne jugeons pas. Les personnes plutôt que les actes !!!!
– J’ai trouvé cela génial. Ce sont des vrais acteurs pro. En plus il n’y a pas de temps mort et ils sont en lien avec les uns avec les autres. J’ai d’autant adoré que le lieu était pas évident : c’est pas un théâtre, la cantine. Là on avait le regard en direct.
– Il a manqué un échange après. Le sujet est traité de telle façon que plusieurs regards sont possibles. Le sujet est lourd mais avec des pointes d’humour ça passe tout seul. On rit, on est ému, en colère. Ça appelle à plein de sentiments. Le plus touchant, c’est l’acteur bègue : il est courageux et ça lui va bien de faire du théâtre.
– Chamboulée, cette pièce sonne juste. Elle est percutante et en plus elle donne à réfléchir sur les valeurs de notre société. En petit comité comme ici, y a pas de filtres : t’es tout près, si proche de leur réalité et en plus il n’y pas de décor alors c’est comme si tu étais un réel témoin. Et du coup tu te mets à réfléchir. ..

Numéros d’écrou au Conservatoire

Numéros d’écrou………la parole est aux spectateurs

« Entrer dans une prison… pas trop envie non ?
Mais puisque c’est du théâtre, on veut bien y aller voir, on risque rien…
« Numéros d’écrou », raconte un atelier théâtre en prison. Des femmes et des hommes incarcérés, une metteuse en scène qui anime l’atelier théâtre, des gardiens… et le carcan permanent, immense, omniprésent de l’administration pénitentiaire.
Pas beaucoup de latitude dans ce cadre aux procédures de sécurité interminables, aux contraintes tellement lourdes qu’elles prennent le pas sur tout individu qui pénètre en ce lieu… Ici, personne ne décide ce qu’il peut faire, ce qu’il doit faire, ce qu’il veut faire. Ni le personnel, ni les intervenants extérieurs… et surtout pas les détenus. Tout est décidé par la machine administrative. Tout fait redescendre l’adulte au stade de l’enfant quand il subit, subit, subit…
Dès lors l’atelier théâtre, bien que méchamment comprimé par la machine, devient une soupape d’expression du mal être, d’échange, de confrontation, mais aussi de rêve, d’espoir, de complicité, presque de liberté…
Le miracle de « Numéros d’écrou », c’est d’extraire d’une expérience vécue en maison de détention des morceaux de réalité pure, et de nous mettre en empathie avec ces adultes-objets redevenus enfants, car il est plus facile de comprendre l’enfant en l’autre.
Ecrite avec attention à la vérité des êtres et des moments, mise en scène avec justesse sans artifice démonstratif, interprétée par des comédiens étonnants qui ont accepté de mettre leur candeur à nu, la pièce nous touche et nous questionne sur l’essentiel : à quoi ça sert d’enfermer les gens en prison ? À les punir ? À les mettre hors d’état de nuire ? À les dissuader de recommencer ou à dissuader d’autres de faire ce qu’ils ont fait ? À les corriger ? Et surtout : est-ce vraiment efficace et y a–t-il d’autres solutions ? Pas de réponse claire bien sûr à ces questions, juste la sensation qu’il y a de bonnes chances que la réponse soit individuelle… mais de cela, de l’individu, la machine administrative ne veut pas entendre parler.
On en sort bien ému de cette virée en prison, on regrette pas d’y être allé, on se dit juste que si un jour ça nous tombe dessus ou à un de nos proches, on fera pas le malin… »

« Non on ne regrette pas d’y être allé. Une pièce forte en émotions et des bruits qu’on n’oublie pas comme les grilles qui se referment. Bravo à tous les acteurs. »

« Nous voulons encore une fois assister à cette création formidable ; le texte nous apprend tant sur ce milieu, le mouvement la direction des acteurs et l’architecture de votre spectacle est un vrai bonheur. »

« Bravo ! C’était un spectacle beau et fort, du vrai et du vécu à chaque instant, et un bel investissement des comédiens. Une pièce qui touche et bouleverse. »

« Bouleversant de justesse et de vérité humaine. »

« C’était criant de vérité… bravo à vous tous. De l’émotion encore… Merci.

« Déjà envie de revoir la pièce, car riche et dense… Différente après qu’avant, je pars avec les réflexions que vous proposez. La pièce va me faire du profit les jours qui viennent. Merci. »

« Très beau texte, vrai, drôle et poignant ! Bravo les comédiens ! »

« Très émouvant et très drôle. »

« Superbe pièce. Très émue, bravo à tous. L’essence même du théâtre. »

« Excellent spectacle. »

Restitutions publiques des ateliers de pratique théâtrale

« Pétaouchnock » et « Au moins c’était la guerre » le 16 janvier 2018 à 19h à l’Auditorium du Conservatoire d’Auxerre et le 17 janvier 2018 à 19h au Skenet°Eau, espace culturel de Monéteau

Mise en scène Valérie Durin

Durée  1h30

Entrée libre

Avec les 25 participants des ateliers de pratique théâtrale d’Auxerre

Le Cadeau Tragicomédie

Evénement : Vendredi 15 décembre 2017 à L’Escale de Migennes
Le Cadeau, tragicomédie en un acte et trois nuits, une création du groupe théâtre du centre de détention de Joux la Ville
« C’était un cadeau. Un voyage. Un voyage à Cuba. On a commencé par rater l’avion, monsieur André est venu nous chercher avec son autobus et puis tout est parti de travers.
Tu parles d’un cadeau. »

Les personnes détenues présenteront leur travail en permission exceptionnelle.

Construction et mise en scène Valérie Durin
Avec pour le théâtre :
Rodea, Hamid, Daniel, Lenka, Patrice, Eric, Sonia, Pascal, Pinpin et Olivier.

Rencontre avec Mireille Herbstmeyer

Dans le cadre des ateliers de pratique théâtrale, rencontre avec Mireille Herbstmeyer, comédienne.

Jeudi 14 décembre 2017 à 18h30 au Conservatoire d’Auxerre.

Un événement dirigé par Valérie Durin

 Sa bio par Jean-Luc Lagarce
« Au cours des années, confondant son parcours avec le Théâtre de la Roulotte et les textes et mises en scène de Jean-Luc Lagarce, elle a joué, modifié ou inspiré des histoires, des personnages, comme le roman de plusieurs vies, opposant des figures différentes et les renvoyant en miroir à la fois, allant de la drôlerie la plus imbécile à la gravité la plus douce. »

 

Article « Valérie Durin lève l’écrou »

Prochaine représentation de Numéros d’écrou  :

dimanche 26 novembre 16h au Pôle Rive Droite à Auxerre

Ateliers de pratique théâtrale au Conservatoire d’Auxerre

Les ateliers de pratique théâtrale proposent un apprentissage artistique et culturel pour un cycle de trois ans : initiation, perfectionnement, approfondissement.

Un lieu de transmission, d’échanges, d’explorations, d’exigence, de bonne humeur, d’épanouissement personnel et d’engagement collectif.

Ils s’adressent à tous à partir de 15 ans avec ou sans expérience théâtrale.

Une première séance d’essai est possible avant l’engagement pour l’année.

Des restitutions publiques viendront clore les projets théâtraux à l’Auditorium du Conservatoire d’Auxerre ainsi que les 17 janvier, 26 et 28 juin 2018 sur la scène du Skenet°Eau de Monéteau.

  • Groupe du jeudi : de 18h30 à 21h30

  • Groupe du vendredi : de 18h30 à 21h30

  • Lieu : Conservatoire d’Auxerre – 12, avenue gambetta – 89000 Auxerre

  • Tarif annuel : 300 €

  • Période : octobre 2017 à Juin 2018 (voir calendrier)

Les ateliers sont dirigés par Valérie Durin, comédienne, auteur et metteur en scène, titulaire du diplôme d’état d’enseignement du théâtre, Chargée de cours à la sorbonne nouvelle (PARIS III).